L’entreprise de produits surgelés, à base de pommes de terre, réfute, point par point, les constatations de l’Auditorat du travail

L’image parle d’elle-même. « Sur de longues files, l’ensemble des membres du personnel, qu’ils soient employés ou ouvriers, subit, quotidiennement, un test de prise de température avant l’embauche. Une mesure qui est d’actualité, sur le site de Clarebout Potatoes depuis le début de la crise sanitaire du coronavirus », prévient Raphaël Tassart. Comme pour démentir le communiqué de la police de Comines Warneton qui laisserait à penser que l’entreprise, implantée dans la zone industrielle de Warneton, n’aurait pas pris au sérieux la gravité de la situation.

« Clarebout Potatoes consacre aujourd’hui toute son énergie à la mise en œuvre d’un plan de travail adapté permettant la sécurisation des chaînes sanitaire et d’approvisionnement. Il en va de la responsabilité et de la protection de chacun. Et nous suivons, dans leur application la plus stricte, les consignes données par les autorités depuis le début de la pandémie », poursuit, un peu excédé, notre interlocuteur.

Et Raphaël Tassart d’énumérer la liste, longue comme le bras, des mesures sanitaires mises en place, tant dans les bureaux que sur les chaînes de production. « Si un collègue devait présenter une température trop élevée, ce qui n’a pas encore été le cas jusqu’à présent, nous l’inviterions aussitôt à rentrer chez lui et a consulter un médecin, avant le passage des portiques de contrôle. Nous veillons au maintien d’une distance sanitaire d’un mètre cinquante minimum entre tous les membres des équipes, y compris aux tourniquets. Nous avons mis à disposition des doses de désinfectant supplémentaires dans tous les lieux clés et nous encourageons chacun à en faire un usage régulier. Enfin, des écrans de plastique transparent sont en cours d’installation partout où ce type de protection pourrait renforcer la sécurité sanitaire », explicite le porte-parole de Clarebout Potatoes.

« Nous respectons en permanence toutes ces règles, édictées par des experts scientifiques reconnus. Nous sommes même devenus un exemple pour nombre d’industries dans le secteur agro-alimentaire. Nous ne comprenons pas, dès lors, les menaces de l’Auditorat du travail dont nous avons contesté, point par point, toutes les observations d’infractions. Nous espérons simplement nous tromper en pensant que les débats récents sur la demande de permis de construire et d’exploiter un nouveau frigo industriel pourraient être une des raisons de ces observations infractionnelles, en décalage avec la réalité des faits sur le terrain », avance encore Raphaël Tassart, aussi irrité que dubitatif.

Claebout Potatoes, par la voix de son porte-parole, rappelle enfin qu’ il n’est pas correct de laisser entendre que les avertissements formulés par l’Auditeur du travail du Hainaut pourraient déboucher sur une fermeture. « Notre entreprise est reconnue comme nécessaire et prioritaire. Nous ne sommes pas visés par une possible sanction d’arrêt de l’activité. Et croyez-moi, chacun dans la société s’implique pour la sécurité de tous. Notre personnel vit cet engagement au quotidien et les membres de la direction ne redoutent pas de se regarder dans le miroir. Nous souhaitons même que d’autres contrôles soient effectués à l’avenir, mais dans un esprit plus constructif et dans un climat plus apaisé que celui de ces dernières heures ».

Benoit Veys

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