En compagnie Joël Lindeboom, vous saurez bientôt tout tout tout sur les secrets des volcans de Whitesheet 

Cette balade de 9,6km guidée contée par Joël Lindeboom prendra le départ du kiosque de la place de Wijtschate (photo). Plusieurs dates sont programmées, et la première sera le samedi 27 avril. Les autres en juin, septembre et octobre. Infos et réservations au Centre d’interprétation, rue de Messines 156 à Ploegsteert ou par téléphone  +32(0)56/48.40.00, ou encore par mail à ic.plugstreet1418@gmail.com

Afin de vous mettre « de la poudre aux yeux », voici la traduction  d’un extrait du livre  Geschiedenis : mensen verhaelen.  « Le jeudi 7 juin, jour du saint sacrement. Pleine lune et belle nuit d’été. … Je me réveille quelques minutes avant 3 heures et bien sûr, ma première pensée est de savoir si l’attaque va commencer bientôt. Ma chambre est très bien située et pas de maisons et quelques arbres obstruent la vue de Wijtschate…. Il n’est que 3 heures et le jour commence à se lever lorsque je vois soudain le feu d’artifice le plus gigantesque et le plus magnifique qui ait jamais été allumé en Flandre. « Extrêmement féroce au-dessus de Wijtschate, un peu moins des deux côtés, de véritable volcans, c’est comme si tout le feu du sud-est vomissait. Aucun doute: ce sont les mines de Wijtschate, Mesen et Hill 60 qui sautent. Il faut quelques secondes avant de ressentir le choc.

C’est un véritable séisme qui dure plus d’une minute. Et dans l’intervalle, tous les canons de l’ensemble du front, peut-être un millier, sont en service. Quelle musique infernale, quel spectacle horrible! Des milliers de coups de canon éclairs et de coups par minute sous la pluie battante et les explosions retentissantes d’obus et d’éraflures. Oh, si ce n’était pas une boucherie humaine, les gens l’appelleraient «belle»... Pour nous, témoins, ce n’est rien, mais que doit-il en être pour ces 100 000 hommes qui vivent et jettent dans ce lac de feu ». Le pasteur Achiel Van Walleghem a écrit cela dans son journal le 7 juin 1917.Van Walleghem, 37 ans, était curé à Dikkebus, un village situé à environ quatre kilomètres au sud-ouest d’Ypres, mais les conditions de la guerre l’avaient auparavant obligé à fuir vers la ville voisine de Reningelst. C’est là qu’il a vu l’ouverture spectaculaire de ce qu’on appellera plus tard la bataille (ou bataille des mines) à Messines ».

Walter Vandenberghe

(Photo allemande reçue par Marino Mahieu restaurée par mes soins)

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