Des élèves sensibilisés à la Grande guerre

L’opération « Cent gosses pour une Centenaire » a fait une halte mercredi à Ploegsteert

Organisée dans le cadre des commémorations du centième anniversaire de la Première guerre mondiale, l’action « Cent gosses pour une Centenaire » réunit 100 jeunes élèves issus de toute la Belgique (25 Francophones,
25 Néerlandophones et 25 Germanophones), ainsi que 25 Français qui mènent un voyage de deux jours sur le front de l’Yser. Ils se sont arrêtés mercredi après-midi au mémorial et au centre d’interprétationde Ploegsteert.

Le projet « Cent gosses pour une Centenaire » est une initiative du War Heritage Institute, en partenariat avec la Province de Hainaut (Hainaut Mémoire), la cellule Démocratie ou barbarie de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC) en France. Ces différents  organismes ont voulu marquer le coup en cette période de commémorations en proposant un événement d’envergure avec un public cible bien choisi, à savoir des élèves de première et deuxième secondaire.

Les enfants ont démarré leur périple mercredi à Ploegsteert, au centre d’interprétation  Plugstreet et au mémorial
britannique. Répartis en trois groupes bien distincts, ils ont tous à cœur d’entretenir le devoir de mémoire, comme
en attestent les nombreuses questions posées durant leur visite. « Est-ce que des « poilus » sont toujours vivants ? » s’interroge une élève de l’Athénée provincial de Morlanwelz. Les 25 francophones retenus pour ces deux jours sont tous issus de cet établissement.

Et ils ont quitté Ploegsteert avec des anecdotes et des histoires plein la tête.
Les différents guides ont parfaitement su attirer leur attention afin d’éveiller les consciences. Le mémorial de
Ploegsteert en a notamment interpellé plus d’un, avec ses 11.390 noms de soldats britanniques tués durant le conflit.

Et parmi les disparus, figure le soldat Hope, qui avait déserté ses troupes. « L’atrocité des combats a fait fuir des soldats marqués psychologiquement. Et parfois, des déserteurs étaient condamnés à la peine de mort,.

Ce qui fut le cas pour le soldat Hope, dont le nom est inscrit sur le Mémorial. Chez les Britanniques, tous les soldats morts dans le cadre du combat sont logés à la même enseigne. Ce qui n’est pas forcément le cas partout.
Il y a notamment eu des débats à ce sujet en France, » explique l’un des guides. Les élèves ont également eu droit à
des explications sur la symbolique du coquelicot, omniprésente dans tous les cimetières de la Grande guerre.

Après avoir quitté Ploegsteert, la jeune délégation a visité le « Boyau de la Mort » à Diksmuide,cet espace est
d’un ensemble conservé de tranchées de la Première Guerre mondiale, dernier vestige des tranchées du front
belge. Les élèves ont achevé leur journée avec le Last Post, à Ypres. Ce jeudi, ils auront droit à une matinée récréative à la Panne, avec un tournoi de foot organisé sur la place, en hommage à la trêve de Noël. Ils visiteront ensuite deux cimetières militaires et le « Memorial Museum Passchendaele. »

Toutes les écoles de Comines-Warneton ont contribué aux commémorations
« Un coquelicot en mémoire de nos Héros »

Le centre d’interprétation Plugstreet 14-18 a lancé au printemps dernier l’opération « Un coquelicot en mémoire de nos Héros » avec toutes les écoles de l’entité. « Nous avons rencontré les élèves des classes de deuxième à cinquième primaire pour leur fournir le matériel nécessaire pour la confection des coquelicots, » explique Eveline Verstraete, du centre ploegsteertois. « Et depuis la mi-septembre jusqu’à ce mardi, tous les élèves sont venus rendre hommage aux soldats, en déposant leur fleur devant une stèle. Ils se sont ensuite tous recueillis l’espace d’un instant. » 5.700 coquelicots en mousse ont été confectionnés pour être déposés devant les 5.700 stèles
recensées à Comines-Warneton.
Tous les élèves qui ont participé à l’événement ont reçu le diplôme de « passeur de mémoire.»

S.Huzler

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