Les échos de la Rubanerie » – octobre 2018

Le vote utile, je suis pour !

Les citoyens belges s’apprêtent à fréquenter les isoloirs ce 14 octobre et déjà la campagne électorale brille par les dernières cartes, pas toujours du meilleur goût, lancées sur le tapis vert par ceux qui espèrent changer le petit monde cominois.

C’est qu’il y a du pain sur la planche ! J’en veux pour preuve la revalorisation de l’espace culturel, touristique et muséal qui ne doit pas se limiter à la sphère communale mais bien s’inscrire dans une vraie volonté (ambitieuse mais raisonnable autant que raisonnée) d’ouverture, de débats d’idées et d’éducation à la démocratie. Si les différences peuvent mener à des conflits, elles sont aussi sources de questionnements, de remises sur le métier.

Les prendre en compte ensemble peut mener à de beaux résultats… Au Musée de la Rubanerie, nos collaborations sont là pour le prouver ! A ceux qui en doutent encore, je donne rendez-vous ce 14 octobre, après avoir accompli votre devoir citoyen, sur notre stand rubanier au Forum des Weppes, en l’Hôtel de Ville d’Armentières : vous y découvrirez toute l’intensité des connexions entre différentes associations porteuses de patrimoine(s) à partager…

Ouverture de l’exposition MRc à Comines-F (©M. Sence).

Alors, je ne sais pas vous mais moi, un candidat ou une liste qui porte un programme de ce genre pour le rayonnement de notre culture rubanière, en se basant à la fois sur le long terme et la qualité des actions à mener, je vote pour !

Olivier CLYNCKEMAILLIE

Un audio-guide accessible à tous.

Depuis maintenant un bon mois, un tout nouvel outil témoigne de la proactivité du Musée de la Rubanerie et de sa volonté de toucher un public toujours plus large : un magnifique audio-guide téléchargeable gratuitement.

En effet, il y a un an et demi, notre membre Paul Hullaert, par ailleurs professeur à Mouscron et gérant de la société informatique Hmpnet (http://www.hmpnet.be/), s’est proposé de doter notre institution de ce nouvel atout. Après de nombreuses réunions de travail avec le conservateur et l’équipe du musée, le résultat a connu une phase de test durant cet été. Et force est de reconnaître que les retours furent concluants, d’autant plus qu’ils provenaient de visiteurs lambda. Quelques petits réglages plus tard et notre tout nouvel audio-guide était prêt à être utilisé par le plus grand nombre.

Une visite audio-guidée 100 % ruban : merci Paul Hullaert !

C’est aujourd’hui chose facile. Il suffit de surfer sur notre site internet fraîchement mis à jour : (https://larubanerie.wordpress.com/audioguides/), de télécharger le tout sur votre smartphone ou sur votre tablette et le tour est joué. Voici donc une raison supplémentaire de venir partager avec nous la passion du ruban et de toutes les histoires textiles ! Merci, Monsieur Paul !

En outre, cette réalisation a donné l’envie à Michel Sence et Marie-Anne Morel Sferruza de faire le même travail, que vous pouvez aussi télécharger depuis notre site, pour la visite de l’église Saint-Chrysole de Comines-France.

 

Les fiançailles tant… désirées d’Hélène et de Désiré !

« L’amour toujours, toujours l’amour… », chantait Michel Moers dans un des tubes du groupe belge Telex, sur la plage d’ouverture de l’album « Wonderful world » en 1984. Savait-il au moins que, un peu moins de cent ans avant son interprétation, une version « textile » de cette mélodie du bonheur se jouait entre Comines-France et Courtrai ?

1886 : autour des époux Debbaudt-Vercruysse, Hélène et Désiré Ducarin et le reste de la famille (Coll. MRc).

En effet, en 1886, une certaine effervescence se fait sentir chez les parents Debbaudt-Vercruysse à Courtrai. Leur fille Hélène se fiance officiellement avec Désiré Ducarin, futur maire de Comines, en passe de devenir un des piliers principaux de l’industrie textile et des affaires sociales de la Cité des Louches.

Derrière Eudoxie et Joseph François Debbaudt-Vercruysse, Hélène et Désiré Ducarin, jeunes fiancés (Coll. MRc).

Mais toute belle histoire cache une réalité qui, parfois, fait sourire. Car l’amour de Désiré Ducarin pour la belle Hélène lui a fait changer radicalement de destin… Né en 1859 au sein d’une famille nombreuse modeste (son père, Carlos, papa de sept enfants, était maréchal-ferrant au hameau de Sainte-Marguerite), le petit Désiré est repéré pour ses capacités à l’étude par son instituteur. Grâce au député Des Rotours, il reçoit une bourse et part étudier les sciences vétérinaires à la faculté de Maisons-Alfort, près de Paris. De retour à Comines en 1884, il installe son cabinet puis tombe amoureux d’une belle jeune fille : Hélène Debbaudt. Comme il est de coutume à l’époque, il s’en va demander la main de sa promise à son beau-père potentiel. Ce dernier, industriel textile à Courtrai, questionne Désiré et lui suggère d’avoir une profession plus… sérieuse !

Ducarin a compris : ce sera l’industrie textile sinon le célibat ! Avec l’aide du maire Henri Lauwick, il fonde un tissage en 1886 (sur les ite de l’actuelle médiathèque Ducarin) puis se fiance. Le mariage est célébré un an plus tard, le 12 mai 1887. Pourtant, Joseph François Debbaudt n’y assiste pas : il est décédé inopinément le 28 avril de la même année…

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