L »instruction est toujours en cours pour l’usine Clarebout

Le 27novembre, un riverain se promenant à Bas-Warneton (B) avait repéré des nappes d’huile sur la Lys. Alertés, les secours avaient mis en place un barrage pour piéger la nappe et l’huile avait été dispersée chimiquement par la Protection civile et les sapeurs pompiers.
Très vite, tous les regards s’étaient tournés vers l’usine de frites surgelées voisine, Clarebout Potatoes: ses responsables avaient reconnu leur responsabilité, mettant en avant un problème technique survenu dans un séparateur d’huile.
L’affaire a fait du bruit et a été portée jusqu’au ministre de l’Environnement wallon, Carlo Di Antonio, par une députée de son parti (Centre démocrate humaniste), la Mouscronnoise Mathilde Vandorpe.
Dans sa réponse à la parlementaire, Carlo Di Antonio indique que le Département de la Police et des contrôles (DPC) attend les résultats des analyses d’huile et que l’enquête, en cours, «vise à vérifier les affirmations de l’entreprise sur les origines de l’accident».

UNE QUESTION AU MINISTRE

Les responsables de l’entreprise devaient être auditionnés, ils l’ont été, confirme Patrick Malingreau, de la Police de l’environnement de Mons, sans rien pouvoir cependant dévoiler du contenu des auditions. «Un procès-verbal a été
dressé pour non-respect des conditions d’exploitation» de l’usine, ajoute-t-il, en indiquant que le dossier est toujours
à l’instruction judiciaire.
«C’est maintenant au procureur du Roi de décider de la suite à donner au dossier», ajoute-t-il. De son côté, Carlo Di Antonio avait précisé, dans sa réponse à la parlementaire, que l’entreprise risque, «pour cette infraction de deuxième catégorie, des peines de prison de huit jours à un an, ainsi qu’une amende pouvant aller de 100 euros à 1 million d’euros maximum».
Le ministre a également informé la députée qu’au vu «du passif de l’entreprise, la fréquence des contrôles de l’usine a été augmentée, avec une visite par mois, la dernière remontant au 14novembre dernier».
Reste à savoir quelle suite le procureur du Roi, à Tournai, donnera à l’affaire.
À lui de dire s’il entend poursuivre l’entreprise devant le tribunal correctionnel ou s’il privilégie la voie administrative.
«Les éléments ont été transmis au Parquet», indique la police de l’environnement à Mons.

C.J Nord éclair