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Fév 152017
 

Très attendu car imaginé en 2013, le projet devrait démarrer à l’automne et être finalisé fin 2019

L e projet de construction d’une nouvelle maison de repos à Ploegsteert se concrétise. L’édifice devrait apporter un meilleur confort de vie aux résidents et, en devenant un lieu central dans le quartier, construire des ponts entre générations.

La maison de repos actuelle de Ploegsteert se fait ancienne. Elle ne répond plus aux normes architecturales en vigueur – à savoir la présence de sanitaires dans les chambres –, et ne respecte plus les normes en matière de sécurité incendie.

 

Le CPAS, propriétaire des terrains sur lesquels elle est bâtie, a décidé d’en ériger une neuve. Cela apporte de nombreux avantages : celui, d’abord, d’éviter toute mauvaise surprise comme cela peut survenir lors de réhabilitations (lire par ailleurs), mais également d’éviter aux résidents d’être « ballottés » de chambre en chambre pendant la durée des travaux. Ces derniers ne changeront donc de logis qu’une seule fois, de leur chambre actuelle à leur future chambre, dans un bâtiment flambant neuf. Dans un premier temps, la maison de repos ne permettra d’installer que 40 lits, pour raisons financières (lire par ailleurs), mais un projet d’extension est déjà imaginé qui devrait permettre, à terme, d’ajouter 20 lits supplémentaires. Le bâtiment disposera également d’un centre d’accueil de jour de 15 places, d’un centre de court-séjour de 10 places et d’une résidence-services de 20 appartements, dont 10 sont des appartements sociaux, pour les foyers à plus faibles revenus. « Notre objectif consiste à appréhender tous les aspects de la fin de vie », explique Myriam Debruyne, directrice du CPAS. En effet, les personnes vieillissantes pourront, dans un premier temps, fréquenter, au besoin, le centre de court-séjour, puis l’accueil de jour, avant d’habiter un appartement dans la résidenceservice et, les années passant, de s’installer dans la maison de repos. Le projet est très attendu. Selon la directrice, il y a dé- jà des inscriptions pour les accueil de jour et résidence-services. « L’hôpital le plus proche est à Ypres. Ce n’est pas pour rien que le Centre hospitalier de Mouscron a ouvert une succursale à Comines. Il y a une demande. » UNE « PLACE DU VILLAGE » La nouvelle maison de repos sera installée en front à rue, sur deux niveaux, et prévoit des chambres équipées de WC, lavabos et douches. Un espace de vie central, appelé « la place du village » par l’architecte qui a dessiné le bâtiment, sera le centre névralgique de la structure. On y trouvera le réfectoire, une salle d’activités, elle sera ouverte à toutes les personnes qui fréquentent les lieux ainsi qu’à d’autres publics, le CPAS étant très favorable au développement d’activités associatives et intergéné- rationnelles. « Nos résidents ne resteront pas assis à longueur de journée, on veut leur proposer des animations qui leur plaisent », explique la directrice. La maison de repos sera tournée vers les terrains situés à l’arrière, sur lesquels donneront d’immense baies vitrées, qui apporteront de la luminosité et un décor champêtre des plus apaisants. Un chemin de promenade sera également aménagé.

– MEGHANN MARSOTTO

Une aile pour Alzheimer

La nouvelle maison de repos réservera 15 places, dans une aile sécurisée, à des pensionnaires atteint de la maladie d’Alzheimer. Objectif : leur permettre de déambuler en sécurité. Pas question de les cloisonner, ni de les perdre de vue. « C’est de plus en plus reconnu que ces personnes ont besoin de structures adaptées », explique Myriam Debruyne. « Dans nos établissements, nous veillons à ce qu’il y ait une personne de ré- férence pour la démence, afin d’assurer la prise en charge la plus individualisée de nos résidents. » Il y a également un kinésithérapeute, un ergothérapeute, un logopède ainsi que des animations quotidiennes, pour stimuler les personnes qui acceptent de se prêter au jeu. –

 

Le home Paul-Demarle en stand-by

Les travaux de réhabilitation du home Paul-Demarle étaient pré- vus en plusieurs phases. La phase 1 a été réalisée en mars 2016. Il s’agissait de construire une nouvelle aile, qui offrait 42 nouvelles chambres, dont une partie sécurisée pour les résidents désorientés. Ont également été livrés de nouveaux sé- jours et une nouvelle cuisine. La phase 2 a démarré, comme prévu, par des démolitions devant permettre, avec trois chambres, d’en faire à chaque fois deux équipées de sanitaires. Sauf que le chantier a dû être arrêté car l’ingénieur a signalé de gros problèmes de stabilité. Les plans ont dû être mis à jour en novembre dernier, un permis modificatif a été introduit. L’entrepreneur qui a remporté le marché en janvier dernier chiffre actuellement sa proposition, qui sera pré- sentée au Conseil de l’action sociale début mars. Les travaux pourraient reprendre au cours du dernier trimestre 2017. Au programme : la construction d’une nouvelle aile qui communiquera avec les bâtiments existants. Avantage : avec deux ailes neuves, les chambres seront strictement identiques pour tous les résidents. Seul le rez-de-chaussée du bâtiment instable sera conservé pour en faire un grand restaurant. L’entrée principale se fera sur le côté. Et la plus ancienne aile, aujourd’hui occupée, sera amenée à disparaître, à terme. –

 Posted by at 10 h 38 min

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