David Kyriakidis conseiller communal (PS) donne son avis sur la crise Grecque

David Kyriakidis Conseiller Communal PS

On n’en finit plus de parler de la crise en Grèce. Un pays qui a connu un nouveau rebondissement avec l’annonce surprise, par le Premier ministre, d’un référendum sur le plan de sauvetage européen de la République hellénique. Les Grecs de chez nous suivent de près cette situation mouvementée. Que pensent-ils de la crise?

J’ai toujours dit que la Grèce ne devait pas entrer de manière prématurée dans la zone euro. Mais désormais, il ne faudrait surtout pas qu’elle en sorte… Ces propos sont ceux de David Kyriakidis. Le conseiller communal PS) de Comines-Warneton, né en Belgique, avait la nationalité grecque jusqu’à ce qu’il ait dû opter pour la nationalité belge, vie politique oblige. Il suit de très près ce qui ce passe du côté d’Athènes, et considère que si la Grèce est en difficulté, elle n’a que la monnaie de sa pièce. Pendant des années, les Grecs ne déclaraient rien du tout, et pendant ce temps, l’État ne percevait pas de fonds. Résultat, ce dernier manque d’argent maintenant,déplore le Cominois, qui va même plus loin: « le pays souffre d’être dans la zone euro (il y est entré en2001). Car il a été en guerre pendant 70 ans. Entre les deux Guerres mondiales, la guerre civile (1946-1949), la dictature des Colonels (1967-1974), et la guerre Grecs-Turcs à Chypre, ça fait beaucoup. Alors quand la Grèce est entrée dans la CEE en 81, elle a dû, en quelque sorte, rattraper trois quarts de siècle de son histoire en une quinzaine d’années: trop rapide!

Selon le conseiller communal, quand les Grecs sont entrés dans la zone euro, les prix ont commencé à augmenter. À commencer par le tourisme, qui apporte beaucoup de fonds. Désormais, comme les prix des voyages en Grèce sont à peu près équivalents à ceux proposés dans d’autres pays, les touristes laissent de côté la Grèce, qui souffre évidemment de cela.

En plus de l’entrée dans la zone euro, David Kyriakidis pense aussi que la présence de la Grèce dans le marché commun pénalise le pays. D’un point de vue géographique, la Grèce est très éloignée des autres pays européens. Il faut transporter les biens par les ex pays communistes, ou parla mer.

Et ça coûte très cher.

Face à la crise, le Belgo-Grec estime que la politique d’austérité souhaitée parle Premier ministre Papandréou est assez logique.

Car il faut bien se serrer la ceinture quelque part. Je suis pour le plan d’austérité, mais contre le référendum, et sortir de l’euro serait une catastrophe. Mais le Grec, qui n’a pas l’habitude de payer des taxes, ne comprend pas. Surtout le nouveau Grec, qui dépense tout ce qu’il gagne, alors que le Grec qui a quitté le pays est plus économe. Donc si il y a un référendum sur un plan de sauvetage par l’Europe,70% de la population votera pour. Pour ma part, je pense qu’on ne peut faire un crédit à 15% à un pays dont la croissance atteint seulement1ou 1,5%…Et avant de faire un référendum en Grèce, il faudrait commencer par régler le problème de ces financiers qui jettent des marrons dans la tête des pays européens, dès qu’ils sont un peu en difficulté.

Il suit l’actualité en lisant les journaux grecs chaque soir

David Kyriakidis est né il y a 47 ans en Belgique, pays où il a toujours vécu. Néanmoins, il possède une maison familiale en Grèce, son pays d’origine, et il s’y rend d’ailleurs tous les ans. Et chaque jour, il se tient au courant de ce qui se passe là-bas.

Source: Nord eclair

5 Comments on “David Kyriakidis conseiller communal (PS) donne son avis sur la crise Grecque”

  1. 100 millards ! 100 millards d’euros ! Oui, ça fait beaucoup d’argent… Mais ce sera loin, très loin d’être suffisant pour éponger la dette qu’a contractée le Monde auprès de la Grèce. Ce serait l’inverse ? Non, j’insiste : la Grèce ne doit rien à personne, parce tout le monde lui doit beaucoup beaucoup plus que des milliards de milliards d’euros.
    Sans même parler du carré de l’hypoténuse, du nombre Pi, du théorème de Thalès ou de la géométrie euclidienne, sans même m’attarder sur Hippocrate, le père de la médecine, Théophraste, celui de la botanique, Leucippe, celui de la chimie ou sur Aristote, père d’à peu près beaucoup trop de choses pour qu’on puisse les citer dans un mail de moins de 2 Go, sans même m’attarder sur Socrate, et Platon, et Hésiode, et Homère, et Diogène, et Epicure, et Sophocle.
    Je me souviens que notre sens du beau, du juste ou du rationnel, à nous occidentaux, a été forgé dans ce petit pays. Tout comme la démocratie que nous chérissons. Je me souviens qu’à peu près tous les mots les plus intéressants de la langue française ont une racine grecque, et je me souviens surtout, que les douze notes qui font toute la musique que j’aime, elles ne viennent pas du blues, comme le croient Johnny ou Nikos Aliagas, mais de Pythagore.
    Alors bon, 100 milliards, à l’heure où toute idée se monnaye, où tout propos se copyrighte, avouez que c’est finalement peu cher payé comme licence d’utilisation de notre monde moderne.

    Ce texte n’est pas de moi, dommage…..

  2. quel beau commentaire Gaston.

    J’espère que les grecs choisiront le bon choix par référendum !!!
    Quoi qu’ils choisissent c’est la peste ou le choléra

    1 le système Européen corrompu à TOUS les étages qui n’hésite pas à menacer le pauvre grec moyen qui a payé très cher il y à 2ans pour sauver ses banques comme le belge qui est non plus pas très loin de la dite faillite. le système ou les riches 10% de la population à 90% de la richesse!
    Un système ou les plus fortunés payent 15% d’impôt et taxe etc… alors que les ouvriers payent plus de 40%. Quelle honte!

    2 soit les grecs choisissent de se retirer de l’euro. Ils souffriront c’est sûr mais ils auront leur destin en mains, à eux de mettre les bonnes personnes politiques ( si il y en a encore dans ce monde).

    J’espère que les pays Grec et arabes nous montrent le bon chemin.

  3. pas de référundum par peur !
    vraiment lache jusqu au bout ces politiques !
    Quand le foutage de geule s’arretera t il ?

    PS l’europe à gagné énormément d’argent avec l’euro quand il faut en redonner une partie il n’y a plus personne.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *